Le train s’est échoué
Dans ce recoin désolé.
Cables volés, personnel viré
Usine démantelée, terre polluée
La situation semble désespérée…
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Le train s’est échoué
Dans ce recoin désolé.
Cables volés, personnel viré
Usine démantelée, terre polluée
La situation semble désespérée…
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Ici, il y a de la rouille partout
Sur le sol et dans l’air
Sur les murs et dans le ciel
Sur les trains et sur les rails
Et même au creux de nos vies…
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Dilemme ferroviaire dans la gare perdue
Quel express vous emmènera loin d’ici ?
Hors de cette Matrice, hors de la prison du réel ?
Loin de ce sinistre et stérile no man’s land
Coincé entre univers virtuel et friche industrielle
Le train bleu ou le train rouge ?
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Où donc ont disparu tous les gens ?
Où est passé le tram ?
Ont-ils fondu au soleil ?
Ou comme des vampires effrayés
Sont-ils terrés sous terre
Attendant le retour de la nuit ou de la pluie ?
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Un cube, à l’horizon
Un cube, de verre et de béton
Un cube, à l’abandon…
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Le vieux Vulcain ferme ses forges
Et ses ouvriers se retrouvent à la porte
Hommes et femmes sans lendemain
Abandonnés dans un chancre urbain
Pour le bien-être des actionnaires,
C’est le crépuscule d’une ère…
Une gare désertée.
Un train abandonné.
Des bâtiments fantômatiques.
Une étrange lumière.
Où sommes-nous donc ?
Sinon à la frontière entre le sommeil et le réveil…
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Le tram vous emporte à travers la nuit
S’accrochant au fil du temps et des souvenirs
A travers les rues de la ville embrumée
Comme dans un rêve éveillé…
Ce tramway filant dans la nuit est aussi le 500e billet posté sur ce blog. Comme le temps file…
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Un fantôme a traversé l’avenue.
Une silhouette furtive courant dans la nuit.
Une ombre disparaissant parmi les ombres
Se glissant dans les lumières et la brume urbaine.
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La ville s’enfonce dans la brume.
Elle y enfouit ses mystères.
Elle y cache ses secrets.
Et toute réalité y disparaît…
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