Et si Star Wars était adapté en anime ? Ca pourrait donner ceci, un résultat qui rappelle les dessins-animés Albator et autres Goldorak de ma jeunesse.
Ce fan film, trouvé via Tumblr, serait l’oeuvre de OtaKing77077 (source). Un résultat impressionnant de maîtrise et de talent qui devrait donner des idées à George Lucas.
Et si on faisait une pause dans ma série "Dark Disney", pour quelques vidéos plus traditionnelles sur Disneyland Paris. On l’inaugure avec quelques images d’une de mes attractions favorites : Star Tours.
Pop Icons : Sébastien Tellier – Illustration : Gilderic
Il y a quelque temps, présent sur le plateau de "On n’est pas couché" de Ruquier pour la promotion de son nouvel album "My God is Blue", Sébastien Tellier s’est fait allumer par l’équipe, Audrey Pulvar en particulier. Il faut dire qu’il l’avait bien cherché, en imposant un grand numéro de gourou entre prétention et illumination, dérision et provocation. Quelque part entre Polnareff et Gainsbourg. Juste dommage qu’ils se soient arrêtés au personnage sans explorer plus avant la musique…
Dehors, le temps est épouvantable, froid, venteux, pluvieux. Mais ici, à l’intérieur du BAL, le musée des Beaux-Arts de Liège, le climat n’a plus d’importance. J’ai rendez-vous "A l’ombre du silence", dans le monde étrange de Comès, le temps d’une visite guidée et commentée par le journaliste Thierry Bellefroid, commissaire de cette importante rétrospective d’un des grands maîtres de la BD belge.
A l’ombre du silence (Rétrospective Comès, BAL, Liège) – Photo : Gilderic
J’ai retrouvé ce dessin par hasard il y a quelques jours. Je l’avais complètement oublié. Autant que je m’en souvienne, c’était un exercice, quand je suivais des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Liège. Un travail d’interprétation, à partir de photos tirées de films noirs. Une tentative d’exprimer la violence du noir et blanc expressionniste de ces films dans un dessin en couleur, au pastel.
En l’occurence la "femme fatale" de cette image est Rita Hayworth, dans une des scènes mythiques du nom moins culte "La Dame de Shanghai" (The Lady from Shanghai), d’Orson Welles.
J’ai retrouvé la photo en question sur internet, sur le site cinemovies.fr :
Björk Guðmundsdóttir a débarqué comme un OVNI dans le paysage formaté de la Pop. Un nom presque imprononçable pour nous. Une voix hors norme. Un univers très personnel, de plus en plus pointu, où se mêle pop, électro, mais aussi des tas d’influences world. Adulée ou détestée, elle est considérée comme un génie absolu par les uns, comme une folle insupportable par les autres.
J’ai un peu décroché après "Vespertine", un album tout en douceur et murmures qui succédait au tonitruant "Homogenic", dont j’ai détourné la pochette.
Björk, c’est aussi un fascinant univers visuel, confié aux plus grands.
C’est toujours un plaisir de voir un grand dessinateur à l’oeuvre. Regardez Jean Giraud dessiner. Regardez le dessin prendre forme. Admirez l’élégance et la vivacité du trait.
Avec le western Blueberry, Jean Giraud (1938-2012) était un des grands maîtres de la bande-dessinée réaliste.
Sous le pseudo Moebius, il a élargi l’horizon de la science-fiction, dépassant les frontières de la BD…
Elle a débarqué comme une comète dans le showbiz. Comme une héroïne vénéneuse et mystérieuse d’un film de David Lynch. Une beauté vaguement fatale, vaguement monstrueuse. Une poupée chaloupant dangereusement entre vulgarité et fragilité.
Après le buzz fulgurant, c’est retour de flammes et pluie de critiques : cette bouche charcutée par la chirurgie, les rumeurs de plagiat, les performances vocales décevantes.
C’est sur la longueur que Lana del Rey devra prouver son talent et sa singularité. Prouver qu’elle n’est pas qu’une étoile filante de plus dans le paysage. Prouver qu’il y a quelque chose derrière le masque plastique de la poupée sexy. Prouver qu’elle est une artiste et non une créature marketing façonnée de toutes pièces par les producteurs.
No Direction Snow... (Grivegnée, Belgique, 2011) - Photo : Gilderic
"How does it feel
How does it feel
To be without a home
Like a complete unknown
Like a rolling stone ?"
Pourquoi faut-il qu’il fasse froid pour que l’on se souvienne des sans-abris ? Comme si personne ne dormait dans les rues les autres saisons. Comme si un temps plus clément rendait la situation plus supportable.
Et il n’y a pas que les SDF. Il y aussi les mal logés, les mal chauffés. Autant de témoignages qui affluent de gens en panne de chauffage. Ou qui n’ont pas les moyens de le faire. Autant de drames indignes de notre époque. Autant d’histoires qui paraissent surgir d’un autre siècle, d’un livre de Zola.
"How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone ?"
Il y a quelque chose de tellement symbolique dans cette photo. Dans ce "sens unique" qui écrase cette silhouette qui s’éloigne dans la tempête de neige. Quelque chose qui m’a rappelé les mots "No direction home" de la chanson "Like a Rolling Stone" de Bob Dylan (1965). Une des grandes chansons de Dylan, qui parle de revers de fortune et de perte des illusions.
"When you got nothing, you got nothing to lose
You’re invisible now, you got no secrets to conceal."
Des paroles profondes et cruelles, qu’illustre bien ce clip de la reprise par les Rolling Stones.
En écho à ces mots, et à près de cinquante ans de distance, il y a ce slam de Flaw, alias Florian Houdart. "Apprendre à lutter" :
"Nous avons bien trop de choses
Mais il nous manque l’essentiel
Situation qui nous rend moroses
Enfermés sous un jour sans ciel
Ils nous parlent toujours de la crise
Mais encouragent ceux qui la causent
Ils nous ont volé le temps des cerises
Pour nous vendre celui des roses
Cette beauté parsemée d’épines
Nous obsède du berceau au cercueil
Les silhouettes doivent se faire fines
Et nos icônes seront du tape-à-l’œil"